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dimanche, mai 12 2013

12 mai 2013 : seul sur le grand parcours du rallye des CACOs organisé par le sympathique club d'Orcet

Je prends quelques minutes pour vous raconter ma sortie du jour, à chaud après le froid de ce matin.
N'ayant pas roulé depuis la Walko de jeudi, afin de soulager mon bras, mon objectif de la fin de semaine était le rallye des CACOs, réputé pour ses oeufs durs et accessoirement ses quelques côtes dont la Croix-Morand (1401m) et le col de Guéry (1268m), dont j'espérais que le passage me guérirait, d'où une seconde motivation.
J'avais regardé la météo hier et à part une météo qui annonçait un peu de pluie en fin de matinée, le ciel serait couvert et il ferait un peu frisquet. Pas de quoi me décourager. Denis m'avait donné rendez-vous vers 8h à Orcet. Matinal et malgré la pluie surprise, je partai donc vers 7h de chez-moi en direction d'Orcet, via la rue de l'Oradou. Après une dégustation de feux souvent rouges (redémarrages lents pour économiser mon bras) et 16 km, j'arrivai vers 7h45 au point de départ. Un sandwich, deux demi-oeufs durs, un café et quelques chips plus tard, Alain et Véronique arrivaient pour se lancer sur le 60 km en tandem (j'admire leur préparation assidue en vue du CAC de juin, par tout temps). 8h passées et toujours pas de Denis. Je consulte mon téléphone : pas de message... Tant pis, je pars avec Alain, car 106 km de montagne, a priori sur routes humides, ça va prendre un peu de temps. Je signale mon départ comme ça si Denis arrive il sera au courant.

Un cycliste de mon ex-club de l'ASG Vichy est venu. Il m'apprend le décès récent (tristesse) de l'ex-président que nous avions vu il y a 2 ans lors de la dernière édition des Monts de la Madeleine (dont j'ai fait le grand parcours à 16 ans, et avec l'aller-retour de chez mes parents ça faisait 200 km). A l'époque on ne demandait pas de certificats et on n'interdisait pas, mais c'était une autre époque en 1976... Après avoir laissé Alain au pied de la première côte, je doublai mon ex-collègue de Club à la sortie d'un rond-point et me mis en route vers les sommets couverts. Le temps de deux photos des églises de Tallende et Saint-Saturnin (sous le soleil), j'arrivai à Cournols. Dégagé à l'est et gris à l'ouest. J'y double deux cyclistes et patiente derrière un troupeau de vache en transhumance vers un pré vert quelconque (j'adore ces moments poétiques, si si...). Puis à Fohet je perçois les premières gouttes de la randonnée et vers le menhir je remets le coupe-vent (que je n'ôterai plus jusqu'à l'arrivée). C'est couvert et on distingue à peine le lac gris d'Aydat au fond à droite. Une dizaine de moutons paissent au bord de la route et s'affolent quand j'arrive : peur du jaune ? Dès qu'ils peuvent ils dévalent la pente au risque de se rompre une patte. Avant Saulzet le Froid (curieux nom...) les routes sont glissantes et un peu nid-de-poulées (néologisme?). Je suis content d'arriver au ravitaillement où l'on m'offre le café, un sandwich, un oeuf dur (CACO) avec un peu de buée dans les lunettes car il fait plus chaud que dehors...Il y aurait une vingtaine de cyclistes avant moi dont au moins 2 féminines, mais elles rentreraient directement.
Un gars arrive, mais je repars un peu avant lui. J'arrive à Zanières sans avoir senti la côte (vent favorable je suppose) et j'aperçois le gars un peu derrière moi. Je roule d'une main, mais il ne me rejoint pas. Il a dû bifurquer sur le retour, vu le temps. Je ne trouve pas qu'il fait froid; alors je continue par la route normale qui passe près du château de Murol (dans la brume, on se croirait en Ecosse). Après les Varennes et vers le lac du Chambon gris, je vois deux cyclistes à l'abri sur la gauche. Je n'ai pas envie de m'arrêter pour deux raisons : il se fait tard et je ne veux pas prendre froid. Je suis encore un peu à l'abri du vent dans le début de la montée après le cimetière. 15 km/h pas terrible mais je monte cool. Vers Bressouleille (qui contient soleil) je sens le soleil qui va percer les nuages et la pluie qui veut cesser. Super : ce sera parfait jusqu'au col... Mais le vent semble assez fort et il me pousse même un peu au-dessus du hameau. Quand la route tourne vers l'ouest il faut par contre appuyer encore plus fort et la pluie me percute le visage : la crème solaire que j'ai mise sur le nez ce matin risque de partir; gare au nez rouge...

Je ne vois personne au loin à rattraper, ni personne arriver de la droite par la variante "raccourci" : je me résigne donc à faire le parcours seul aujourd'hui ! Après le petit faux-plat à l'abri du vent, je sens que la fin sera moins facile malgré le fait que la pluie a cessé. Soudain je sens comme du grésil et je redoute la grêle; mais ce n'est que de la neige qui tombe à 3 km du sommet, me cinglant le visage face au vent (je dois passer pour un cinglé). Heureusement ça ne va pas durer et après un dernier effort face au vent dans le rétrécissement juste avant le col (10 km/h debout sur les pédales), je passe le panneau dans la brume. Dès le début de la descente le vent dégage cette brume et me permet d'économiser les patins. J'arrive vers la route du Guéry plus vite qu'attendu et dès le début j'ai l'impression d'avoir crevé à l'arrière... La tuile ! Je regarde mon pneu arrière, mais il ne semble pas s'aplatir. Crevaison lente comme la semaine dernière ? En fait le revêtement granuleux de la route m'a donné cette impression. En regardant ailleurs j'ai failli rouler sur le bout des branches d'un arbre déraciné qui avait dévalé la pente : restons vigilant. J'arrive au niveau du lac pas bleu du tout. Les dernières fois le paysage était magnifique. Aujourd'hui pas de quoi sortir l'appareil photo de la poche. J'envie mes collègues de club qui sont en vadrouille dans le Périgord...
Le retour sera plus cool, avec le vent favorable. J'hésite cependant à prendre le grand plateau, pour éviter de me faire mal au bras gauche comme à la Walko. Je n'ai pas bu une gorgée non plus depuis le ravitaillement... Comme j'arrive bientôt à Saulzet le Froid, ça peut attendre, car de la main droite je suis assez maladroit... Le vent dégage un peu le paysage sur la gauche. Je file à vitesse modérée pour éviter les mauvaises surprises derrière les virages. J'arrive au ravitaillement : porte fermée, mais on n'est pas loin de midi... Tant pis, je continue vers Zanières dont je ne sens pas passer la côte. Je décide de prendre le grand plateau, mais d'une manière originale à revers pour ne pas me faire mal. Et ça marche : je vais pouvoir déposer un brevet... Je file sur Olloix, parfois à plus de 45 km/h sur le plat et en relançant bien sur les quelques courtes côtes. Dans le village je me méfie des 2 personnes au milieu de la rue qui discutent avec un automobiliste dans le sens de la montée. Et comme je m'y attendais l'un recule sans regarder. Je crie car je n'ai pas envie d'écraser les patins. La route me semble de plus en plus sèche en dessous d'Olloix. Un véhicule monte en prenant un virage à gauche; méfiance. Une nouvelle averse de courte durée, une pause pipi et boisson et me voilà à Saint-Saturnin. Pas de flèche. Je consulte l'itinéraire. Ensuite pas de souci particulier jusqu'à Orcet, si ce n'est de trouver la porte close car il est plus tard que 12h30.

Je pose mon vélo contre le mur et pousse la porte. Il y a du monde : en fait les organisateurs qui se préparent à passer à table. J'ai droit aux félicitations, ce qui me fait bien plaisir, car je suis le seul à avoir fait le grand parcours sur 80 participants. Au moins ça justifie toutes les flèches sur la route, rien que pour moi finalement ! Et j'ai droit à la coupe improvisée du seul participant au grand parcours, arrosée d'un verre de rosé et agrémentée d'un sandwich et d'un morceau de gâteau. Ce moment étant immortalisé par des photos. Mais je n'avais pas prévu de rapporter une coupe, surtout aussi imposante. J'ai une idée : j'ôte mon coupe vent, plie la coupe à l'intérieur et la glisse sous mon maillot en calant le pied sous la bretelle de mon cuissard du club (un côté pratique auquel je n'avais pas encore pensé : 2ème brevet du jour, si si...). Bon appétit à tous ! Je repars sur Clermont sous le soleil, avec une petite côte au départ. Je ne suis pas gêné par la coupe pour pédaler. Impeccable. Et 18 km plus loin je passe sous la douche. Mes chaussures et mes chaussettes étaient trempées, mais je n'ai pas eu froid aux pieds. Juste un peu au bout des doigts de main lorsqu'il neigeait... En consultant ma messagerie, j'apprends que Denis m'a fait faux-bond. Il est vrai qu'il avait roulé fort et qu'il n'aime pas la pluie et le froid. De ce côté-là, il faut dire que j'ai l'entraînement depuis plusieurs mois... Mais ça pourrait me servir dans les cyclosportives...
Bon ce n'est pas tout, demain il faut que je prenne rendez-vous chez mon médecin pour comprendre d'où vient ma douleur et si ça va passer tout seul ou non.
Et puis il va falloir que je nettoie mon vélo, sans me blesser cette fois...
Bientôt les quelques photos du jour...

Finalement je suis passé chez mon médecin : confirmation d'une déchirure musculaire au bras => a priori 3 semaines pour guérir... Plus de mécanique pour moi, enfin sauf pour les rouler...
A bientôt
André

vendredi, mai 10 2013

Walkowiak 2013 à Cusset: ça passe ou ça casse ?

Bonjour amis cyclos,
je sentais venir la forme avec les premières "chaleurs"; enfin tout est relatif... La toux et le rhume qui me tenaient compagnie depuis près de deux mois semblaient s'être cachés je ne sais où : pas envie de les rechercher en tout cas...
Après un 27 avril (mon anniversaire) neigeux, passé au chaud, j'avais trouvé un créneau sans pluie le dimanche 28, pour me rapprocher des 4000 km. Car le 24 avril, malgré mes 178 km du jour et 10 cols, j'étais encore en-dessous des 3200. Le viaduc du 1er mai au 5 mai serait-il profitable ? Je n'en savais rien !
Alors le 1er mai je me suis rendu à Marsat pour une randonnée annoncée pluvieuse, voire orageuse. J'ai roulé avec Denis, qui me semblait plus fort, et Christian, qui jouait le vélo balai, au cas où. Claude nous a aussi accompagnés au début. Les routes étaient fort humides, mais nous avons jonglé avec les averses avec adresse; j'en ai même profité pour ajouter une deuxième crevaison sur 3 ans, et plus de 30 000 km ! Le silex qui a transpercé pneu et chambre dans la montée des Fades avait tout d'une aiguille par sa minceur. Denis m'a donné un bon coup de main et de pompe pour gonfler le pneu arrière.
Après un casse-croûte copieux accompagné d'un bon rosé à l'arrivée, j'ai profité du soleil de l'après-midi pour regrimper vers le col des Goules, croisant même Pierre qui partait de Chanat. Après ces 166 km et vu l'état du vélo, j'ai décidé de passer au nettoyage après la douche du bonhomme. Un pneu arrière tout neuf, un cadre allégé de la terre et du sable, je contemplais le résultat de mon travail quand je décidai de parfaire le réglage des patins. En voulant freiner pour vérifier le positionnement du patin arrière, j'ai ressenti une douleur dans l'avant-bras gauche... Pas grave !

Le 2 mai, ils annonçaient du beau temps, plutôt sur l'Allier, alors je décidai de partir vers le nord. Brouillard et fraîcheur hivernale jusqu'avant Randan, puis Soleil. Un détour vers Billy, arrêt à Saint-Germain-des-Fossés pour dire bonjour à mes parents, et me voilà de retour vers Clermont. Bien que ressentant une douleur au bras, je ne m'inquiétais pas. Le soleil brillait. En pratiquant le slalom "limagnien", à savoir zigzaguer parmi les villages de la Limagne, je tombai sur Cyril (un martien qui venait de faire 2ème de la ronde de Gannat, la veille, derrière un extra-terrestre) et son fiston à VTT, mais sans Béa. Nous avons discuté un peu, nous photographiant mutuellement, tout en observant le ciel noir sur les volcans. De crainte de la grêle, nous repartimes chacun de notre côté.
Vers Blanzat des gouttes appuyées commencèrent à me cingler le visage et les bras. Je m'abritai quelques minutes, puis le gros de l'averse étant passé, je repartis pour les six derniers kilomètres. La route inondée de Durtol par de l'eau boueuse me fit regretter d'être rentré par Blanzat. Comme il n'y avait pas trop de circulation et avec l'aide de mon rétroviseur j'ai pu rouler au milieu de la route; ce qui a épargné ma blanche monture. 157 km au compteur. Certains mouvements de la main étant légèrement douloureux, je décidai de ne pas rouler le vendredi.

Sortie Club à Lezoux au programme le 4 mai. Comme l'an dernier je décide d'ajouter l'aller-retour Clermont-Lezoux à la sortie du jour. Mais pas de photo depuis le vélo, car je ressens encore des douleurs lors des changements de plateau. Bizarrement c'est quand ma main effectue le même mouvement que lorsque j'avais voulu freiner pour contrôler mes patins... J'ai donc essayé de soulager mon bras gauche en roulant souvent d'une main et en limitant les changements de plateau. La sortie était tellement sympathique que nous avons décidé de jouer à "perdus de vue" vers le col du Pertuis. La portée des ondes étant meilleure que les rayons lumineux, nous avons recollé les morceaux du côté de St-Rémy-sur-Durolle. Philippe, inspiré par le nom du village, on se demande pourquoi, fit connaissance d'une amie, qu'une photo immortalisera. Et je rentrai sur Clermont en évitant de boire trop souvent pour réduire un peu les mouvements douloureux, alors que j'avais traité le problème du plateau, le vent étant favorable. 162 km de plus au compteur.

Le 5 mai j'hésite à me rendre à Cournon, à cause du bras. Mais le soleil me tend ses bras, alors je pars avant 7h de chez moi pour prendre le départ du grand circuit vers 7h30 tout en roulant tranquillement. J'ai dû accomplir le tiers du parcours d'une main; ce qui a l'avantage de me faire mieux travailler les jambes en tirant moins sur les bras en danseuse. J'ai fait la majorité du parcours avec un vététiste qui a décidé de se mettre à la route. Même s'il a terminé un peu fatigué, ayant des difficultés à suivre dans les côtes, je crois qu'il était satisfait de cette sortie arrosée de soleil. J'ai croisé Georges et Babette à Sallèdes et après avoir profité du casse-croûte à l'arrivée, arrosé de rosé aussi, je suis retourné sur Orcet pour y retrouver Alain K, Bruno et Christian qui terminaient. Nous avons profité de l'apéritif avant de rentrer. Encore 138 km de plus au compteur. 623 km en 5 jours. Si ce n'était la douleur au bras, tout serait parfait. Mais il va y avoir 2 jours de boulot pour reposer le bras...

Lundi 6 mai : certains voient à l'oeil nu que mon bras gauche est enflé... Mardi matin, je mesure avec un mètre de couturier. Effectivement il y a 2 cm de circonférence en plus. Mardi soir tout semble revenu dans l'ordre. Ouf ! Je regarde tout de même sur Internet : déchirure, claquage, élongation, tendinite... Ils annoncent un sale temps pour le 9 mai. Mais si je veux jouer à Trophée Passion, il va falloir y aller tout de même. Mercredi 8 mai il y a CycloCoc dont le départ à Durtol est à 3 km de chez moi. Un peu montagneux la veille d'une épreuve telle que la Walko ! Nous nous donnons rendez-vous à 8h avec Denis. Bruno et Christian ne feront que la concentration. Je l'aurais bien faite aussi, mais avec 6 km pour l'aller-retour, je crois bien que j'aurais eu honte au point de ne plus rien écrire sur ce site... Donc je vais accompagner Denis, mais sans trop forcer. Le temps couvert sans pluie est favorable pour ne pas puiser dans les réserves, d'autant plus que les délicieuses brioches à la praline facilitent grandement le renfort. Je ferai donc 117 km à plus de 26 km/h sur un terrain relativement montagneux. Seul ennui, le réveil de ma douleur du bras gauche... Zut ! Mais si l'an prochain vous ne savez pas quoi faire le jour de la CycloCoc, je vous conseille d'y aller.

9 mai : le grand jour est arrivé, car ce sera ma première course de l'année. 4040 km au compteur du vélo : à peu près comme l'an dernier avant la course. En partant en voiture sur Cusset, je ressens une légère douleur en tournant le volant. J'espère ne pas être trop handicapé, sinon je vais m'inscrire avec Raymond, en ne roulant que d'une main ! Pas facile pour freiner. Ce qui me rassure par contre, c'est que jamais je n'ai mal en freinant et ça c'est le principal. Autant l'an dernier il faisait froid, autant il fait relativement chaud pour rouler en court sans hésitation. Vers 8h, soit une heure avant le départ, je mange et bois. Puis après avoir préparé le vélo, je m'échauffe en montant vers Le Vernet. Mon beau-frère est devant son garage : je lui dis bonjour et il appelle ma soeur. Je ne m'arrête pas, car j'ai besoin de chauffer la mécanique. Je tourne dans les rues de Cusset en remontant vers Beausoleil. J'aperçois Daniel, qui avait terminé juste devant moi au Trophée l'an dernier. Il a déjà marqué 10 points lors de la première épreuve. Il m'apprend que le départ est en fait à 9h30... Je prends mes précautions urinaires et en continuant mon échauffement je croise Pascal.
9h30 : le départ; le grand parcours va partir 2 mn avant le petit. Super, nous ne serons pas mélangés. Roger, malade, n'assiste pas au départ. Nous partons plus tranquillement que l'an dernier, mais à un bon rythme tout de même. Dans la montée je me retrouve à côté de plusieurs cyclistes qui avaient terminé avec moi l'an dernier. Il y a Philippe de l'USPI, Manu et un autre qui porte un maillot Cycle Blanc. Juste devant j'aperçois Pierre du Club (va-t-il gagner dans sa catégorie ?) et Pascal. Je monte assis, ce qui m'évite de tirer sur le bras. Pour l'instant tout va bien. Les petites côtes avant Le Breuil me seront fatales. Je me sentais bien, mais je n'ai pas fait l'effort pour m'accrocher quand ça s'est dispersé, d'autant plus que les costauds du petit parcours nous avaient déjà rattrapés. J'ai profité du plat avant Le Breuil pour boire et manger un bout de barre. Ensuite j'ai sauté dans les roues de quelques cyclistes qui m'ont ramené sur un groupe. Philippe était parti dans un groupe devant moi. Je pensais le rejoindre ultérieurement. Erreur ! J'ai commencé la première côte tranquillement, rejoignant puis lâchant Manu.
Entre Arfeuilles et Châtel-Montagne, je n'ai pas très bien roulé, allant même jusqu'à laisser se constituer un groupe une centaine de mètres devant moi, sans pouvoir combler le trou à cause des descentes... Il a fallu du temps pour qu'un groupe revienne avant Trapière. Nous avons roulé plus fort pendant quelques kilomètres et nous nous sommes retrouvés une huitaine pour descendre vers Renaison. Il y avait deux ou trois bons descendeurs. Avant le barrage, j'ai laissé filer deux costauds. En changeant de plateau j'ai senti la douleur revenir de nouveau. J'ai décidé de rouler un peu d'une main. Comme je n'arrivais pas à accélérer suffisamment pour espérer revenir sur un groupe devant, j'ai décidé de laisser revenir le petit groupe de derrière. Mon idée était d'avoir des descendeurs avec moi. Je les ai renseignés sur les côtes, afin qu'ils puissent gérer. Au Gué de la Chaux nous nous sommes retrouvés à 4. J'avais pris le soin de bien me ravitailler, car je redoutais la montée vers la Loge des Gardes. J'ai tout de même dû m'accrocher fort dans la descente et il ne fallait pas perdre l'aspiration, sinon adieu brevet d'or...

Entre Saint-Priest-Laprugne et Laprugne, j'ai effectué la grande majorité des relais. Et j'ai monté les kilomètres pentus une quinzaine de pulsations en dessous de mon maxi théorique en suivant à une cinquantaine de mètres l'un des trois autres cyclistes. Les deux autres ont tenu un certain temps, puis ils ont disparu de mon rétroviseur que j'avais pris le soin de laisser à Clermont... Mon idée étant plutôt d'en garder sous la pédale pour mieux tenir jusqu'à Cusset et sans doute inconsciemment de soulager le bras. A la Loge, j'ai bu 3 verres et mangé une part de gateau. Le gars devant moi a été désagréable avec les bénévoles, je ne sais pas pourquoi. Je suis reparti après lui, mais il s'était arrêté pour un besoin naturel. Dans la côte suivante j'avais en point de mire un gars en vert au loin et un gars en orange qui revenait sur lui. Comme j'avais décidé de rester grand plateau jusqu'à l'arrivée, je les ai rejoints tous les deux en haut de la bosse. Le gars en orange avait un guidon de triathlète. J'ai sauté dans sa roue, mais le gars en vert a sauté tout court... En résumé, nous avons roulé jusqu'à Cusset de la manière suivante : lui devant dans les descentes et sur le plat, moi devant dans les côtes (il cédait parfois, mais je voulais rester grand plateau). Il m'a demandé pourquoi je restai sur la plaque et je lui ai expliqué. Ceci dit, je l'ai souvent vu sur le grand braquet, ce qui n'était pas mon cas. J'ai essayé de prendre un relais sur le plat, mais à 36 ou 38 km/h, je n'ai pas tenu très longtemps. Malgré le fait que ça roulait fort je surveillais les arrières dans les grandes lignes droites. Mais David qui a entre 30 et 39 ans s'entraîne pour le triathlon des Angles dans les Pyrénées. Autant dire que j'ai choisi la bonne roue à la Loge... Evidemment je le laisse passer en tête sur la ligne !
Nous terminons à 5 mn du quatuor (dont Philippe) qui nous précède et 4 mn 20 s devant le groupe de huit derrière nous. Bien joué. Il n'y en avait aucun de ma catégorie dans le quatuor, mais quatre parmi les poursuivants : doublement bien joué ! Finalement, ça a passé...
Pierre, dont le nom est de nouveau écorché dans les résultats officiels, terminera 23ème (!) et 2ème de sa catégorie (à une seconde du premier...). Félicitations Pierre !

Même si j'ai finalement mis 10 mn de plus qu'en 2012, j'ai de nouveau le Brevet d'Or et surtout je gagne 5 places au général et dans ma catégorie... Avec 27 points, je me positionne en 27ème place à Trophée Passion. Mais ça ne va pas durer, car je ne monte pas à Calais ce dimanche 12 mai. La suite aux épreuves de l'été...

Et à bientôt sur les routes
André
Bientôt des photos commentées...

samedi, avril 27 2013

Petit reportage photo sur notre séjour 2013 en Provence

Bonjour,
J'ai profité du temps exécrable de ce 27 avril pour terminer d'annoter les quelques photos prises lors de notre séjour en Provence, au bout de la flèche mémorable. J'aurai au moins vu du soleil...
Pour les consulter, il suffit de cliquer sur le mot photos ci-dessus, ou sur celui-ci, ce qui vous donne deux chances au cliquage de tomber sur le bon site.

J'espère que la chaleur va revenir afin d'achever mon léger rhume qui persiste. Les épreuves sérieuses vont commencer et sans de bonnes sensations, ça va être difficile. J'ai néanmoins réussi à faire autant de kilomètres sur les 4 premiers mois de l'année que l'an dernier, à savoir 3190 km. Dimanche dernier j'ai fait 171 km (Col de la Nugère, gorges de la Sioule, Charroux) et j'ai réussi à caser une petite sortie de 178 km ce mercredi avec 10 passages par des cols (Goules, Ceyssat, Moreno, Guéry via Orcival (route des croix, pentue) et Rochefort-Montagne, Croix Saint-Robert, Diane, Guéry, Ventouse, Goules et Nugère). Je n'ai pas de mesure du dénivelé, mais ça doit bien faire 2000m... J'y ai même vu Olivier C. qui venait de faire la Croix Morand (=Diane). A la Croix Saint-Robert, j'ai appuyé mon vélo contre un mur de neige, plus haut que moi ! Bon je suis petit, je sais... La veille le col était encore fermé ! J'ai quelques photos que je publierai un de ces quatre.

A bientôt sur les routes
André

mardi, avril 9 2013

Fier d'être un flêchard

Bonjour à tous. Ces quelques mots pour exprimer mon bonheur d'avoir participé à cette belle épreuve qu'est la "Flèche Vélocio" et donner envie à tous ceux qui n'y ont jamais participé de se lancer l'année prochaine. Tout d'abord ,je remercie les membres du club qui ont préparé l'organisation de ce séjour aussi bien pour le coté sportif ( entraînements, parcours ) que pour la partie hébergement et restauration. Un grand merci à Agnès et Jean-Paul pour tout leur travail . Nous avons ensuite été très bien accueilli le lundi par la famille de Gérald (le frère de Jean-Paul ), qui nous a préparé un repas gastronomique excellent. Je remercie ensuite les équipes d'assistance, Agnès / Jo pour l'équipe 1 et Françoise / Jean-Claude pour l'équipe 2. Sans eux je pense qu'il aurait été très difficile d'effectuer autant de kms en 24 h. Faisant partie pour ma part de l'équipe 2 (Alain C- Bruno-André-Christian ), je tiens vraiment à saluer le travail de Françoise et Jean-Claude qui tout au long du parcours nous ont choyé . Les repas chauds, boissons chaudes, pain d'épices.... , leurs encouragements et leurs conseils ont été très précieux pour moi. Et surtout tout ceci dans une très bonne ambiance !!!!! Merci bien sûr à mes équipiers Alain C, Bruno et André qui m'ont permis de réaliser cette performance de 502 km (485 km homologués) qui était une première. La pluie, le froid, la nuit, la distance sont des éléments qui sans une bonne équipe me paraissent impossible à affronter. Bravo à l'équipe 1 : Jean-Paul, Pierre, Benoit et François pour leur distance de 629 km. Merci aux adhérents du club qui nous ont encouragé par leur présence au départ de Mozac vendredi matin et à ceux qui nous ont envoyé des messages via le blog tout au long du parcours. Merci à Claude pour son travail de reporter heure par heure sur le blog. La sortie du dimanche et la montée du col de l'Espigoulier a été également un bon moment. La présence de Michèle ( membre du club dans les années 90 ) et de son mari Francis a été sympathique. Merci donc à tous et je finirai en disant à tous ceux qui n'ont jamais participé à ce type d'épreuve que c'est vraiment super . Vive la flèche. Vive le Mozac-cyclo-club. Christian

lundi, avril 1 2013

Une flèche 2013 mémorable

Bonjour/Bonsoir
Bientôt les photos et quelques anecdotes de notre flèche. Même si les conditions climatiques furent difficiles, il faut reconnaître que ce sont elles qui feront rester ce type d'événement dans les mémoires. A l'arrivée à Aix-en-Provence, mon compteur marquait 501 km, mais les 16 km supplémentaires (à cause de quelques erreurs de route), ne seront pas pris en compte. Pourtant j'ai pris la précaution de laisser mon ADN tout le long du parcours... Nez qui coule et bouche ouverte en permanence pour respirer, toux persistante, puis soucis gastriques me gênèrent bien; mais j'ai pris la précaution de bien mouliner tout au long du parcours, ne prenant le grand plateau qu'exceptionnellement et uniquement dans les descentes.
L'alternance bidon froid et boissons chaudes, ainsi que l'air absorbé eurent pour effet, comme indiqué sur Wikipédia, de me créer une myoclonie phrénoglottique. Si ce terme vous fait mal rien qu'à le prononcer, je pense que ce n'est rien par rapport à l'inconfort qu'il me causa de Carpentras jusqu'à l'arrivée (soit pendant une bonne centaine de kilomètres) et même au-delà. Ce hoquet ajouté à la toux me contraignit à ne plus trop manger ni boire, mais je n'étais pas inquiet, car j'avais de bonnes jambes et je restais en dernière position. Grâce à nos accompagnateurs très efficaces je savais que j'avais de quoi tenir jusqu'au bout.
Mais il y a une chose que je dois avouer : en arrivant chez-moi ce soir, je me suis aperçu qu'au lieu de mettre un sachet de sucre en poudre dans mon bidon, j'y avais tout simplement versé mon dernier sachet de Colopeg, produit utilisé pour vider les intestins lors des coloscopies. Ceci explique certainement mes soucis intestinaux de la fin !!!
La toux va m'accompagner cette nuit encore un peu, mais les intestins vont mieux. Christian qui a réalisé une excellente flèche envisage déjà de se lancer dans une nouvelle aventure. Il aurait déjà commandé le beau temps pour l'an prochain. Moi je vais commander Noël aux tisons, pour assurer le coup. Je dis un grand merci à Bruno qui a assuré de très longs relais et à Alain très robuste sur la fin. Alain n'a pas eu à aider les autres à réparer des crevaisons. Il s'est contenté d'officier sur sa machine : un pneu éclaté (il en avait un de rechange) à une soixantaine de kilomètres de l'arrivée, alors que nous faisions fausse route vers le nord (!), puis une crevaison à quelques kilomètres de l'arrivée.
Et merci à Christian qui a fait semblant de vouloir abandonner à une vingtaine de kilomètres de l'arrivée, alors que je voyais qu'il avait encore les jambes pour aller au bout et surtout que le soleil était de retour...
Les premières photos commentées ont été ajoutées...

Mais bientôt vous découvrirez la solution miracle de Jean-Claude, suite à mon extinction de voix du samedi soir. C'est la seule qui lui ait fait de l'effet depuis son mariage, c'est dire !

André PS : le coup du COLOPEG était bien sûr un petit poisson qui s'est échappé de mon intestin lors d'un arrêt, 1er avril oblige !

jeudi, mars 28 2013

Flèche 2013 Equipe Alain

fleche-2013-equipe-alain.jpg Vendredi 29 mars 9h00, Alain, André, Bruno et Christian se recueillent en ce début de week-end Pascal, avant le départ de Mozac sous la pluie et une température voisine de 2°C, . Direction la Provence, avec Françoise et Jean-Claude comme accompagnants. Arrivée demain matin après 24 heures de pédalage. Pour Christian ce sera une première. Venez suivre leurs périple de 480 km.

Samedi 9h00 : Bravo à tous! L'équipe a terminé au complet ses 485 km. Ils se réchauffent sous le soleil et Christian, pour une première, finit en super forme. leur mérite est d'autant plus grand qu'ils ont dû endurer des conditions exécrables durant la quasi totalité du parcours.

7h15 : km 438 à Orgon : Ça devient plus dur pour Bruno qui a des problèmes digestifs et quelques difficultés pour continuer. André montre quelques signes de faiblesse. Alain a éclaté à l'avant. Mais plus qu'une petite quarantaine de km pour atteindre l'objectif.

3h00 : km 378 petite collation à Cairanne. Toujours la pluie qui ralentie la progression

23h15 : km 292, la Voulte est passée, route sèche, pas de vent 10°C, environ 50 minutes d'avance sur l'horaire. Donc la nuit s'annonce bien.

21h10 : km 250 à une poignée de km de la Voulte. ils se sont changés après une petite pluie. ils conservent une trentaine de minutes d'avance sur l'horaire.

19h15 : km 208 après Condrieu et un bon repas. Il semble vouloir pleuvoir

18h00 : km 190 arrêt à Condrieu. Temp 9 deg route sèche

15h40 : km 149 la Talaudière. Beau soleil tout va bien

14h20 : km 123 la route est sèche, pas de vent ; ça roule.

12h30 : km 71. L'équipe repart après une petite pause déjeuner.La pluie a cessé, la température remontée vers 5°C et le moral est bon.

Flèche 2013 Equipe Jean-Paul

Il sont dans les starting blocs et surveillent la météo. Les guerriers sont prêts pour la bataille. Benoît, François, jean-Paul et Pierre à 12h00 au départ de Paugnat par un épais brouillard et un petit crachin. En route pour 650 km vers le soleil avec en accompagnement Jo et Agnès. Histoire d'allonger un peu, un petit détour par Digoin, Montceau-les-Mines.

Samedi 12h00 : arrivée à Carpentras après 640 km parcourus dans des conditions difficiles. Bravos à tous

10h 30 : plus de 600 km de parcourus, il fait beau, les routes son sèches et les 3 rescapés foncent poussés par un bon Mistral

9h15 : km 568. La météo comme le moral virent au beau fixe. Aller, plus que 80 km à boucler en 2h45 avant le record!

7h40 : km 495 à Tournon. Toujours une pluie battante. François a été contraint à l'abandon par des douleurs aux deux jambes. C'est reparti pour le reste de l'équipe qui va bien . Encore 150 km pour atteindre l'objectif.

4h30 : km 430 à Sainte Colombe. Malgré la pluie depuis Givors et 8°C, l'équipe maintient le 30 km/h. François tient le "cou", mais a aussi mal à une jambe.

23h20 km 302 à Pont de Vaux. La pluie s'est arrêtée, 4°C. L'équipe progresse bien. Presque la mi-parcours après 11h30 de route. François a toujours mal aux cervicales

20h45 : km 239 à Chagny. pluie et 2,5¨C. François a beaucoup de mal avec ses cervicales. Dur pour lui.

18h30 : km 180 entre Paray le Monial et Montceau. Arrêt casse croûte. Une petite pluie revient. Tout va bien.

15h 45 : km 119 à Dompierre sur Besbre. Temps gris, environ 30 minutes d'avance sur l'horaire

13h20: km 45 à Puy-Guillaume. la pluie a cessé et on tombe les Kways

jeudi, mars 21 2013

Vers la flèche 2013

Bonjour à tous.

En attendant les Boucles de Mozac, le grand événement du mois d'avril, le 27, et en vue de la flèche Vélocio fin mars, il vaut mieux faire tourner les jambes de temps à autre. Ceci malgré la météo défavorable pour les travailleurs de la semaine (souvenez-vous du WE dernier : vent du samedi avec en plus la pluie le dimanche) ou encore les soucis de santé d'hiver, gastriques pour certains et grippaux pour d'autres.
Les petites sorties se sont succédées, plus ou moins arrosées donc. Vous en trouverez un échantillon dans les quelques photos jointes.

Pour la sortie de samedi dernier, pour laquelle nous avons eu la visite d'une grande championne régionale, Béa, vous trouverez même des photos supplémentaires sur le site de Béa. Nous avons pu découvrir ses talents de rouleuse et d'équilibriste, que ce soit sur les lignes du milieu ou sur les bas-côtés herbeux... Bon, je suis mal placé pour me moquer, car j'ai failli faire pareil... Dans ces moments-là j'envie la carrure d'Arnaud; dans les côtes, disons que je suis bien comme je suis.
Je ne tiens pas encore la grande forme, c'est sûr, mais il ne faut pas griller les étapes. Avec mes 1525 km depuis le début de saison, je suis le moins entraîné de l'équipe 2 de la flèche; mes équipiers Bruno, Alain et Christian me semblent bien affutés... On verra samedi 23 si ça veut rouler mieux pour moi. Mais le vélo c'est souvent plus dans la tête que dans les jambes... En tout cas dans le vélo, il y a deux choses que je n'aime pas : la pluie et le vent et il y a deux choses que j'aime : Le Vélo...

A la prochaine
André
PS : passez sur le site pour suivre notre flèche et surtout n'oubliez pas "Les Boucles de Mozac", le samedi 27 avril; c'est à Mozac, un charmant village très accueillant du centre de la France

lundi, mars 4 2013

Ca va saigner

Bonsoir,

Comme promis, voici de mes nouvelles en ce 4/3... Quoi de neuf depuis la tripe ? Vous l'avez deviné : du froid, du vent, de la neige et quelques crevaisons pour certains; mais aussi du brouillard, de la pluie et parfois du soleil en cherchant bien... Quelques photos à regarder bien sûr.

Dans quelle catégorie mettre cet article ? Dans divers, c'est de saison.

Mais il faut bien rouler pour préparer la flèche (compte-rendu le 5/4, bien sûr). Alors malgré l'opposition climatique, j'ai réussi à atteindre les 1110 km ce WE. Un peu poussif ce dimanche, après un samedi bien meilleur pour la forme, que pour le climat... Mais quand on est dans le dur, on progresse. J'ai peu roulé avec le Club, car en groupe sur routes mouillées on gagne trop facilement des nettoyages du vélo...

Alors j'ai préféré le saler tout seul. Je suis passé au travers des diverses épidémies qui ont traversé notre région, gastro, grippes et autres virus d'hiver. Seul souci : un saignement mal placé qui m'a permis de découvrir la coloscopie, après le col de l'Izoard (le col hausse Coppi, je crois). Et le chirurgien m'a découvert un colon long (ou en large, je ne sais plus trop), qui lui a compliqué le temps d'exploration. Mais il était Nickel-Chrome. Je m'en tire bien, l'examen n'étant pas facturé à la longueur du boyau...

Tout ce que je sais, c'est que ça va saigner, si je ne bois pas suffisamment... Et ceux qui seront derrière moi risqueront parfois de recevoir des missiles, surtout en plein effort. Alors deux conseils lors des prochaines épreuves, pour ceux qui lisent cet article (et tant pis pour les autres !) : passez-moi vos bidons si vous sentez que je me déshydrate et ne me sucez pas les roues (c'est mieux pour vous quand je suis derrière)...
Allez il faut que j'aille vérifier mes pneus et mon éclairage pour le WE prochain.
A bientôt sur les routes.
André
PS : je plaisantais pour les missiles, mais ce n'est pas une raison pour ne pas suivre mes conseils... Sauf à l'arrivée peut-être, où vous seriez sans doute mieux derrière...

dimanche, février 3 2013

La galette, la tripe et le chat noir...

Chers Ami(e)s cyclos et non cyclos, bonjour.
Déjà le 3 février 2013 et voilà 1 mois que je n'ai pas blogué (mais un peu blagué, cependant). Alors passons aux choses sérieuses, car la saison 2013 s'annonce ambitieuse pour certains : 3 Ballons, Clermont-Aurillac-Clermont, ...
Le titre pourrait laisser penser à une fable, mais il n'en sera rien; même si l'affable de Mozac Cyclo Club est de notoriété publique, n'est-ce pas Françoise ? Mais bon, puisque vous y tenez tant, on va tenter l'excercice, vous l'aurez voulu. Ainsi soit-il.

Quand la bise fut venue, les menus cyclos du Mozac Cyclo Club (ça ne fait pas bien fable ?) pensèrent à tous leurs kilos perdus au fil des kilomètres de 2012. Les fêtes bien faites en avaient alourdis certains, malgré quelques courtes sorties dans le vent, sous la pluie, voire la neige quand ce ne fut pas le grésil.
Dans le calendrier le 13ème jour du 1er mois de l'année, Mme la Galette accompagnée de ses congénères vint leur rendre visite pour la grande joie de tous leurs fins palais pas laids du tout. Mais au Club ils sont tellement civilisés qu'ils ne se jetèrent pas sur celles-ci comme aurait pu le faire un odieux personnage peu social malgré son parti. L'auteur a failli dire ses parties (sans parti pris, mais en partie pris, s'il s'en souvient bien), mais ce serait un procès de mauvaise intention et ceci aurait pu mettre la fable en l'air; donc la censure put faire le ménage à bon escient (l'auteur fera remarquer que, bien que féminine, la censure ne fait pas prendre de e à put, ce qui ressemble à un signe d'innocence). Les auditeurs préférèrent rester suspendus au lèvres de Françoise, à moins que ce ne soit celles de Bruno en cette période délibérée de libération des moeurs. Ceci eut pour avantage de sauver une fable qui semblait bien mal partie (le e qui partit se fixer au bout du parti de l'odieux personnage de la fable qui en perdit la partie). La morale aurait pu être : Grammaire et Conjugaison sont les deux mamelles de l'histoire; mais il n'en sera rien !

Ainsi donc le calendrier annuel fut présenté sans qu'aucune allusion aux faits évoqués ci-dessus ne soit faite. Le dit calendrier incitait les adhérentes et adhérents à se sortir les tripes tout au long de la saison, à tel point que la première sortie serait un rendez-vous au restaurant pour une succulente et alléchante tripe. L'auteur sentant qu'on pourrait lui rétorquer que tout ceci ne fait pas vraiment fable pensa en son for intérieur qu'un fromage célèbre fut bien l'objet de convoitise d'un renard... Mais avant tout ceci et juste après le calendrier, aliment de l'âme, les auditeurs sautèrent sur les Galettes justement accompagnées d'un pétillant breuvage. Certains en devinrent alors reines et d'autres rois, comme pourraient le montrer quelques photos bientôt publiées dans la galerie du Palais Picasa. A cette occasion des flèches furent évoquées pour pimenter le début de saison, mais aussi de nombreux autres sujets de discussion tournant autour du vélo, du boire aux déboires, un autre thème d'actualité...

Janvier passa si vite que déjà la tripe fut venue. Certains avaient déjà amassé des kilomètres et laissé une part de la galette sur la route pour l'entière satisfaction d'un Etat bien vorace de sa part de galette, à tel point qu'un homme à l'embonpoint célèbre en perdit la tête pour une belge bière ou une russe frigide. Mais ceci relève du conte, si ce n'est du compte à rendre, et n'a rien à faire dans cette fable. Ainsi donc, dans une ville d'eau célèbre, de courageux personnages vinrent donc faire la fête à la tripe, agréablement servie et agrémentée de quelques notes d'accordéon et d'histoires en parties relevées (le s de parties a son importance, mais on pourrait aussi s'en passer une fois connu le nom du narrateur de ces histoires dont le coeur se trouve situé, pour une question d'équilibre parfaitement maîtrisée par le descendeur sur son vélo, sous le centre de gravité du personnage, à savoir son nombril).

Les absents de la fable ayant toujours tort, les histoires racontées ne seront pas relatées dans cette fable qui deviendrait alors un recueil d'histoire drôles. Désolé dit l'auteur !
Mais tout ceci n'aurait aucun sens ni morale sans le chat noir. Chers Lecteurs, vous ne pourrez comprendre le sacrifice inhumain dont dut faire preuve l'auteur ce jour-là, le 3ème jour du 2ème mois de l'année. Certainement moins que le 4ème jour du 3ème mois, car l'année ira crescendo, mais tout de même : un chat noir ?

Bien repu par cette tripe matinale, l'auteur donc, décida de sortir son vélo cet après-midi, à la fois pour éliminer quelque graisse abdominale mais aussi pour oublier. Pour oublier quoi ? Le renard de la veille ! Car la force de cette fable, c'est que juste après Latour, il y eut un renard qui traversa la route devant le vélo propre, mais déjà bien humide en ce 2ème jour du 2ème mois. Et ensuite ce furent vents défavorables, averses de pluie, averses de neige et surtout routes sales qui eurent pour effet de rafraichir l'ardeur du cycliste et salir sa monture. Tant et si bien que l'heureux homme s'en vint après cent-vingt kilomètres à prendre son repas sans vin ! Ceci corse la fable pour le plus grand bonheur du Lecteur, car les renards qui portent malheur en traversant devant vous, ça n'existe normalement pas dans les fables. Et c'est tant mieux.
Donc le valeureux pris son chiffon pour ôter les traces de la veille, huila la chaîne qui n'en demandait pas tant et enleva une huitaine de grains qui s'étaient introduits la veille dans le pneu avant, sans le crever. Ouf ! Le vélo flambant (neuf serait un bien grand mot), il partit alors vers le nord, sachant qu'il devrait vaincre le vent à l'aller, mais qu'il le pousserait au retour. Remarquer ici la tournure grammaticale qui fait redouter le pire... Mais il n'avait pas encore rencontré le chat noir. Et surtout, bien que non superstitieux, il n'avait pas pris la peine d'apporter avec lui sa patte de lapin, son fer à cheval et son trèfle à 4 feuilles. Une question de poids. Le trèfle étant dissimulé entre 2 pages d'un lourd dictionnaire !
En prenant la route de Sardon, dans le petit village des Martres-sur-Morge, la Morge étant la rivière du coin qui allait grossir l'Océan, un chat noir se léchait les babines sur la route. Zut, pourvu qu'il ne traverse pas, se dit l'auteur cycliste. Leurs yeux se croisèrent, à moins que ce ne fut une chatte ? Pas le temps de vérifier, le vent l'attend. Croisant les doigts malgré ses gants d'hiver encore plus vieux que son casque, l'homme inquiet dû se rendre à l'évidence, le chat le bravait, imperturbable ! Ce qui remplit de bonheur l'auteur qui n'aurait pas à se préoccuper du danger de la superstition si le chat avait traversé devant lui...

Ainsi il continua sa route, rechargea son énergie après Effiat, fit une incursion dans l'Allier et ses villages de charme, puis revint vers Clermont-Ferrand. Pas drôle ! Sauf que le vent tourna et c'est lui qui dut pousser le vent pour mieux avancer, ce qui le fatigua d'autant plus qu'il n'arriverait pas à temps pour voir le match de rugby du jour. Et lorsqu'il alluma la télévision après avoir pris sa douche, l'Italie planta l'essai qui allait signifier la défaite de la France...
Et la morale de cette fable est la suivante : il faut savoir donner sa part de galette à l'Etat, se sortir les tripes pour que celle-ci soit encore plus grosse, se méfier des vieux renards qui font la pluie et le beau temps et surtout ne pas croire que seuls les chats noirs qui traversent devant nous portent malheur...

Ceci dit, malgré seulement 4 sorties depuis le début d'année, je suis en avance par rapport à l'an dernier avec mes 484 km. Et aujourd'hui j'ai progressé (mal aux jambes...).
Au revoir et au 4 mars pour la suite
André

lundi, janvier 21 2013

sorties du week-end

sortie vtt samedi 19 janvier. Claude- Benoit- Gérard D.-Bruno-Alain C.-PierreMarc- Jo- Serge-DenisB.-Christian Très belle sortie ,32km dans des chemins un peu boueux par endroits. Petits problèmes mécaniques pour quelques-uns , freins et vitesses dûs à l'humidité ou au gel . Jean-Paul et Pierre étaient les deux seuls courageux en vélo route.

dimanche 20 janvier. départ 9h30 suite à mon réveil tardif et problèmes mécaniques. merci à mon mécano Bruno. Vu le temps incertain , on décide de rester sur Mozac. circuit de la course de Mozac. 52 km pour moi avec "coach" Bruno à allure soutenue. Bon entrainement pour les courses ufolep. A refaire si d'autres sont intéressés.

mercredi, janvier 2 2013

Meilleurs Voeux et petit conte de Noël

Meilleurs Voeux pour cette année 2013 :
des balades pour les amateurs de beaux paysages et des ballades pour ceux que la poésie attire;
de la santé bien sûr, avec thé pour les amateurs;
du bonheur aussi et de bonne heure pour les lève-tôt;
de l'humour pour tous ceux qui jouent sur les mots et à ceux qui se jouent des maux du vélo;
etc...

Je profite de ce petit message pour vous faire part de ce petit conte de Noël, qui aurait pu s'avérer véridique et qui finalement ne serait pas aussi faux qu'il n'en a l'air... Mais suspense !
Ce samedi 29 décembre, soit huit jours exactement après ce qui fut la fin du monde, je me dis que l'année 2012 ne pouvait pas se terminer sans une dernière sortie à vélo; et de 162 km pour atteindre les 12345 km en une année pour la deuxième fois. L'objectif étant fixé, je vérifiai tout de même mes aptitudes physiques en posant mes deux pieds sur la balance : record pondéral de l'année battu ! 57 kg : dans l'air du temps, car comme dette et chômage, c'est de la croissance. Mais ce n'est pas plus mal, car avec le vent annoncé ma stabilité n'en sera que meilleure...
Donc, sous un soleil bas et frais, je prends mon envol vers Durtol. Les jambes tournent bien, ou plutôt les pédales, à moins que ce ne soient les roues. Je suis optimiste, surtout que j'ai pris deux bidons, une barre de céréales et deux petits Mars (normal, c'est l'hiver). Descente vertigineuse (n'exagérons pas) vers Blanzat, puis Ladoux, Lussat. Je mouline bien. Soudain je suis absorbé, encerclé, dépassé par les martiens. Les hommes verts de Gerzat font leur sortie du samedi, à un rythme plus soutenu que le mien... Je prends la roue. Cool ! Nous filons vers Joze. Pause, pipi, si j'ose dire.
Avec un gars du groupe nous continuons pendant que les autres s'allègent. Après Culhat, ça monte. Le gars me dit qu'il a pris un peu d'avance, car ils vont monter à trente à l'heure... J'accélère un peu pour rattraper un cycliste devant, puis en me retournant j'aperçois un peloton qui revient. Le temps d'arriver en haut de la côte qu'une nouvelle fois je suis avalé, absorbé, englouti par le groupe. Nous arrivons à Ornon. Je discute avec un gars qui me dit qu'il y a un pro dans le peloton : avec un maillot AG2R. Dans une côte près de Saint-Jean d'Heurs, alors que je suis dernier du groupe, je le vois qui s'échappe, s'envole, s'évanouit à l'avant. Je comprends mieux le terme puncheur/grimpeur lu dans Wikipédia. Le groupe se scinde parfois en morceaux, puis se réagglomère ensuite. Ca roule vite tout de même, mais je continue de suivre. Nous tournons à gauche en direction de Pré Canard. Je suis près de l'avant cette fois.

Nous tournons à droite et je suis doublé par Sylvain (Georges) qui rigole avec une fille du groupe. Un gars m'explique alors que c'est à cause de mon casque. En effet il est de la même marque qu'un des sponsors de l'équipe Pro et il date... Il a dit qu'il allait le prendre en photo et l'envoyer au fabricant, pour mise au musée ! Et quoi, ça vous fait rire !!! Ce que je dois dire, c'est que depuis que je porte ce casque, eh bien je ne suis plus tombé de vélo : donc c'est une protection très efficace, même si le temps y a laissé quelques empreintes... Et quelques kilomètres plus loin, alors que je suis en queue de peloton, je vois Sylvain se laisser décrocher pour un autoportrait avec son smartphone; je sais que je suis dans le champ de l'objectif...
Mais il s'agit d'un conte, n'oubliez pas !
Nouvelle pause pipi ! Je continue et m'arrête à mon tour pour prendre une photo du groupe qui passe en me saluant. Le temps de ranger l'appareil, ils sont loin. Et comme le vent est défavorable en direction de Billom, je ne reviens pas et vois le groupe s'éloigner. Après Billom, et alors que je prends la direction de Saint-Julien de Coppel, des rafales me confirment ce que je redoutais : ça ne va pas être facile. Je décide de monter le col de Potey par une petite route inédite pour moi. Dans la pente et face au vent, je sublime en m'imaginant plusieurs mois en amont, dans la Planche des Belles Filles où j'étais facile... Ouf ! Un hameau s'approche au moment où j'allais encore rétrograder, pour me mettre à l'abri un court instant. Un Labrador m'accompagne un peu ensuite et, sous ses encouragements, j'atteins finalement le faux-plat avant le col. 583m d'altitude : je viens de gravir mon col le plus difficile de l'année. Je prévois de grignotter au sommet, mais les rafales sont si violentes que je commence à descendre, à 20 km/h, balloté comme dans les 40èmes Soufflants.

Vers Benaud je fais ma pause pipi et je me ravitaille, à l'abri. Je décide tout de même de filer vers Coudes, en me serrant les coudes, comme on dit. Filer est un bien grand mot, car sans aile je ne sais à qui me fier, alors que fier avec l ça me ferait filer, tel un rapace. Après Vic-le-Comte (de Noël, bien sûr), je fais des pauses photo aux différents parkings aménagés. Le vent violent a la vertu de disperser la brume, ce qui permet de toucher les monts enneigés du Sancy en tendant la main. Mais il a aussi le pouvoir de fracasser ma monture sur le sol, malgré les précautions préalables. Une belle chute : heureusement que je n'étais pas sur le vélo ! Mon casque ancestral m'a protégé une fois de plus.
Je termine ma descente vers Coudes et traverse l'Allier, par le pont. Champeix, Ludesse, Olloix, Zanières passent alors devant moi, dans cet ordre et à l'abri du vent qui s'est un peu calmé. Je repense au trophée remis par le Mozac Cyclo Club, ce qui me remonte le moral, et à mes 4 photos en finale du concours de Photo, ce qui m'incite à boire une gorgée. Mais ce n'est qu'un conte. Après le col de la Ventouse (je comprends enfin mieux son nom), puis le frais Fontfreyde, vite eu, je file via Manson, Orcines, Ternant, Chanat vers Le Cratère. Mais avant, la guerre d'Egaules face au vent d'Ouest qui me prend à revers. Je commence à calculer pour savoir si je vais arriver à 162 km à l'arrivée. J'espère que le compte est bon, car les bons contes font aussi les bons amis... Je tourne enfin à droite pour redescendre sur Durtol. J'aperçois sur la gauche des cyclistes à l'arrêt sur la gauche.

Manque de sucre, hallucinations ? J'imagine Béa, Cyril, Dominique et deux autres cyclistes... Je pense à Jo, qui me remettait dans le droit chemin lors de la flèche. Le soleil m'a-t-il trop tapé sur la tête ? Il est vrai que je suis déjà à plus de 150 km. Il me semble que je m'arrête, que je suis pris en photo, que Dominique me reproche de lui avoir coupé la tête lors du CLM de Beauregard, que l'on m'invite à les suivre, que je refuse car je dois faire 162 km, que j'ai faim... Je repars et lorsque j'arrive, j'ai fait 164 km. Echec : 12347 km en 2012. Bon il faudrait que j'efface et que je recommence, mais ceci n'est qu'un conte. Je l'ai fait en mangeant ma baguette. Magique !
A plus, quand j'aurai bien récupéré...
André
Si sur les blogs de Béa et de Cyril vous découvrez sur une photo une personne et un vélo pouvant nous ressembler, posez-vous tout de même des questions ! Ceci n'étant qu'un conte divers...

lundi, décembre 17 2012

Mozac Cyclo Club : AG 2012

Bonjour,
Il y avait bien longtemps (trop diront certains, pas assez pour d'autres...) que je n'avais pas laissé quelques mots sur le blog. Rassurez-vous je resterai très court pour une fois et très sérieux, si si, ça m'arrive !
Donc si vous voulez en savoir plus sur l'AG du Club, et les petites réjouissances qui ont suivi, merci de consulter les quelques photos, dont quelques unes ont été légèrement commentées, mises dans la galerie. Cliquer ici ou là si vous préférez.

J'en profite pour remercier le club qui m'a remis un trophée (voir photos) bien que d'autres l'eussent aussi mérité à ma place (Jo et Olivier pour la flèche, Babette infatigable et Alain K assidu aux randos du printemps, Denis Ba. pour ses cyclosportives aussi, Georges, et d'autres encore, Pierre et Jean-Paul étant hors catégorie). Ca ne doit pas être facile de faire le choix. En tout cas j'espère pouvoir porter haut les couleurs du Club en 2013, sur le Galibier par exemple... et rejoindre Christian et Simon sur quelques courses courtes, mais promis, je ne prendrai pas l'appareil photo ces jours là ! Peut-être un CAC, si Raoul et Jean-Claude m'y autorisent, bien entendu.
En tout cas cette année sera un excellent cru dans mes souvenirs, en commençant par ... zut, j'ai promis d'être court : une promesse tenue !
Bonnes fêtes à tous et à l'année prochaine, avec peut-être un peu de vélo pendant ces fêtes ? Il me reste 173 km à faire pour atteindre 12 000 en 2012. Possible si le temps me le permet.
André
PS : le 19/12, temps favorable et congé, donc 185 km effectués Clermont-Clermont via Châtel-Guyon, Artonne, Ebreuil, Bellenaves, Louchy, Contigny, Marcenat, Escurolles, Effiat, Sardon, St-Beauzire et Sayat. Donc 12 012 km pour l'instant : nombre remarquable, car il contient l'année... Mais si la fin du monde n'est pas ce vendredi, il risque d'évoluer !

dimanche, novembre 11 2012

Londres - Edinbourg - Londres ?

Si vous êtes potentiellement tentés par une randonnée* en Angleterre fin juillet 2013, faites moi signe.

  • Londres – Edinbourg – Londres 1400 km a faire en 5 jours.

Voir le site http://fr.londonedinburghlondon.com/

lundi, octobre 29 2012

sortie vtt dimanche lempdes

dimanche 28 octobre. 0 degré au petit matin mais superbe sortie à lempdes. nous partons sur le 35km qui fera 40km. roulant au début , collant aux pneus et plus dur sur la fin. bons ravitaillements avec rosé bien frais. gégé costaud et moi fatigué par le vent. à refaire avec les vérétistes du mozac cc. christian

samedi, octobre 20 2012

CLM de Beauregard l'Evêque : nous avions les secondes

Bonjour, aujourd'hui samedi 20 octobre se déroulait le CLM de Beauregard l'Evêque. Avec Christian nous nous sommes bien défendus, car nous avions les mêmes secondes que les vainqueurs, à savoir 17. Le seul problème, c'est qu'il y avait aussi 17 minutes de retard. Bon, on fera mieux la prochaine fois.
Samedi dernier, lors de la préparation, nous avions tourné en 1h5mn, accompagnés de Arnaud (sous le prénom de Armand dans le classement du jour) qui n'avait volontairement pas relayé. Je n'avais pris qu'un relais, il est vrai de 32,5km... Dès le départ j'avais mis Christian dans le rouge en roulant trop vite dès la descente. Les conditions étaient en fait similaires (vent favorable à l'aller et défavorable au retour). J'avais un peu pioché sur la fin. Nous avions donc convenu d'un départ plus calme.
Après avoir salué quelques habitués (Cyril, Béa, Emmanuel,...) et assisté au départ tonitruant (voir les photos du jour) de Bruno et Arnaud, puis d'une équipe féminine deux minutes avant nous, nous nous sommes élancés vers 14h50. Nous avons alterné quelques relais jusqu'à Culhat, puis la côte a puisé dans les forces de Christian, malgré notre point de mire revitalisant (voir photos), lesquelles forces me sont remontées dans les jambes jusqu'à l'arrivée.
Quelques mozacois croisés en cours de route et qui nous ont encouragés. Une équipe nous double avant Bulhon et nous revenons sur les féminines, lentement mais sûrement, malgré les exhortations de Christian à lever le pied (ce que je fais en fait à chaque tour de pédale, mystères de la langue française...). Petit embouteillage à un rond-point, une voiture s'arrêtant devant nous. Quelques secondes perdues et les filles sont loin, me dit Christian. Je n'ai pas pris les jumelles dans mes poches aujourd'hui... Je jette un coup d'oeil à ma montre ; il me semble que nous avons mis 2 mn de plus que la semaine dernière : je ne dis rien à Christian. Mon espoir est que le vent soit moins fort ou que je roule mieux dans le vent.
Nous croisons à nouveau des cyclistes du Club dans la descente vers Crevant-Laveine (merci pour les encouragements), virage délicat à gauche et c'est reparti. Je suis bien et nous revenons rapidement sur les filles. Je jette un oeil à l'arrière : une voiture hésite à doubler; je fais signe que je passe, encourage les filles en passant et je m'assure que Christian est dans ma roue. Tout va bien. Je veux un peu accélérer, mais c'est trop rapide pour Christian. La ligne droite après Culhat esr dure, car le vent souffle en rafales, de face. Heureusement, il y a les bosses où nous sommes à l'abri. Je suis bien et Christian a l'air de souffrir. J'essaie de ne pas trop le distancer et je l'encourage, surtout dans la dernière bosse, car j'ai aperçu une équipe qui revient au loin. La ligne approche. Ouf nous ne serons pas dépassés par une autre équipe (nous sommes partis dans un bon créneau). Je passe la ligne cool, car Christian est légèrement distancé.
Bruno et Arnaud ont mis 7 mn de moins que nous et le Tandem Jean-Paul suivi de Pascal mettra 13 mn de moins que nous, pour terminer 6ème de l'épreuve. Je crois que la saison des épreuves est finie pour moi (8 cyclosportives et 4 CLM en plat). L'an prochain je goûterai à d'autres plats : CLM en côtes et courses UFOLEP, en 3ème catégorie. Mais l'année prochaine est une autre année. Pour l'instant, objectif 11000 km; il me reste 363 km pour les atteindre.
A bientôt sur les routes.
André

dimanche, octobre 14 2012

La Randonnée des Puys 2012

Malgré des prévisions météo pessimistes, vous avez été plusieurs centaines à vous lancer sur les 3 parcours, afin de continuer à améliorer notre organisation, ceux qui le souhaitent peuvent nous laisser un commentaire. Toutes les photos sont en ligne sur le site

dimanche, octobre 7 2012

Lussat : mon premier contre-la-montre par équipes de deux

Bonsoir
J'avais accepté de tenter l'aventure avec Christian. Afin d'être à la hauteur, j'avais profité de la veille pour perdre un peu de poids, sur 132 km avec quelques petites accélérations en côte sous l'impulsion de Guy, un de nos talentueux vétérans, qui punche encore bien dans les côtes courtes et avec Bruno... Les sensations étant bonnes, j'ai profité de la CLERCO pour m'échauffer ce dimanche matin. 66 km (42 km pour la CLERCO et 24 l'aller-retour jusque chez moi), à allure modérée (25,5 km/h). Puis départ vers Lussat aux alentours de 12h30 et de Clermont-Ferrand. Quelques gouttes de pluie... J'ai oublié d'ôter mon rétroviseur... Je m'en apercevrai trop tard, une fois la course partie (mais ça ne m'a pas handicapé...).
Arrivé à Lussat, j'y retrouve mon partenaire du jour. Les poches pleines (appareil photo, Kway, porte-monnaie et téléphone, bidon offert), nous partons pour un échauffement, qui se transformera en un tour complet, à allure modérée (28 km/h). Nous anticipons les difficultés et les prises de relais. Nous n'attendons pas longtemps avant de nous élancer, Christian en tête. Dans la première montée, vent favorable, je prends le relais. Christian suit bien. Ca va. Nous alternons les relais jusqu'au pied de la côte difficile du parcours, vent de face. Je décide de monter devant pour mettre Christian à l'abri tout en calquant mon allure sur la sienne, sur le grand plateau malgré tout pour monter moins en saccades. Deux bolides, partis 2 mn avant nous, nous dépassent à vive allure dans le début de la montée. Après le courant d'air, nous montons bien avec Christian et nous revenons même sur les 2 "bolides", l'un semblant moins bien grimper. En haut de côte, sans m'en apercevoir je décroche légèrement Christian. Nous dépassons Jean-Paul qui s'échauffe et qui nous encourage. Virage à droite et j'embraye dans la descente avec vent un peu défavorable. Christian suit bien jusque dans Lussat.
Après le virage à droite (que certains ratèrent, voir les photos), Christian est légèrement distancé. Nous nous regrouperons avant la ligne, passée au bout d'environ 22 mn. Je relance dès le début du second tour, ayant de bonnes sensations. Curieusement Christian semble moins bien dans cette phase là. Je ralentis en haut de côte et nous décidons qu'il ne prendrait plus de relais. Nous passons bien Lignat, puis le début des Martres d'Artière. Christian prend un mauvais virage, ce qui oblige à une temporisation. Un peu plus loin j'entends un "oh". Zut je roule un peu trop vite. Puis nous repartons, Christian bien calé à l'abri du vent. La deuxième montée est plus délicate pour Christian. Il faut gérer pour ne pas le mettre dans le rouge. En sommet de côte nous repartons jusqu'à l'arrivée. Temps total de 44mn22s, soit 34,62km/h pour les 25,6km (sauf erreur de ma part).
Nous ne serons pas les derniers, comme je vous invite à le voir sur les photos du jour.
Nous terminerons à 5 mn de Jean-Paul et Bruno et à 3 mn de Alain et Arnaud, 4 gros rouleurs du club.
A bientôt peut-être à Beauregard (suivez mon regard)
André

samedi, septembre 29 2012

La course de Pessat-Villeneuve : Christian représente Mozac Cyclo Club

Bonjour
Eh oui, je serai bref. D'abord pendant que Christian rejoignait son lieu de course, avec Pierre nous avons gravi quelques côtes (j'ai été lâché avant Saint-Agoulin) et effectué quelques relais soutenus en direction de Clerlande, vent favorable, il est vrai. Ma moyenne depuis Clermont pour 69 km sera de 29 km/h. Pierre étant rentré, après avoir rejoint Christian sur la ligne, je suis reparti en sens inverse en direction du reste du groupe, vent de face cette fois. Puis après avoir croisé le groupe avant les Martres/Morge, demi-tour. Je rejoins Jean-Claude qui va assister au début de la course avec moi. Christian étant rapidement lâché, j'ai décidé de l'accompagner un brin de chemin, qui s'avèrera 5 tours de course, soit 40 km. Mais je vous laisse regarder les photos prises pendant la course, ayant les bonnes jambes pour me le permettre.
A bientôt sur les routes
André.

samedi, septembre 22 2012

Ardes-sur-Couze : ma 8 ème de l'année et ma meilleure à un bémol près

Bonjour amis cyclos qui me lisez
Comment être court après ce qui sera ma dernière cyclosportive de l'année 2012. Surtout que la météo n'étant pas au beau fixe et mon poids plus trop optimum, j'avais décidé de ne pas me charger de l'appareil photo...
Lors de l'entraînement de dimanche dernier, au cours duquel j'avais repéré pratiquement les 40 derniers kilomètres, plus pour les descentes que pour les côtes (!), j'avais eu un peu mal aux jambes et ça ne m'avait pas trop mis en confiance pour mon objectif qui était une 16ème place dans ma catégorie pour marquer 7 points me permettant de remonter éventuellement dans les 10 premiers du Trophée Passion dans la catégorie D (50-59 ans). J'avais donc décidé de rouler ce mercredi et là aussi ce fut difficile de trouver le rythme, bien que les 40 derniers kilomètres sur les 106 aient été rassurants, surtout que ce ne furent pratiquement que des côtes et des descentes. Et le vent du nord n'avait pas arrangé les choses, moi qui aime bien la chaleur. Aussi ce jour j'étais dubitatif quant à une performance.
Curieusement je me suis réveillé vers 4 heures du matin, soit 4h30 avant le départ. Et je me suis enfilé un plat de raviolis au boeuf avec des pâtes, un yaourt, une banane et bien sûr un petit déjeuner traditionnel en complément. Aussi quand j'ai vérifié mon poids sur la balance je me suis dit :"un peu lourd, mais des réserves, donc a priori pas d'arrêt ravito en cours de route".
J'ai pris l'autoroute d'Issoire, puis la route d'Ardes, en profitant pour repérer les 7 derniers kilomètres que je n'avais pas fait dimanche dernier. Grosse averse entre Clermont-Ferrand et Issoire, puis à partir d'Issoire il n'y eut plus de pluie. Douceur et ciel dégagé à Ardes : rassurant tout ça. Je fus donc le premier à m'inscrire ce dimanche matin et on me remit le numéro 60, les 59 autres s'étant inscrits à l'avance. Le moral remonte : pas beaucoup de monde, donc les points sont possibles... En fait nous serons 82 sur le 140 km.
Vers 7h30 je m'élance pour quelques kilomètres d'échauffement; au bout d'un kilomètre je suis bien : je monte facile, j'accélère bien. Je parcours environ une dizaine de kilomètres et décide de partir bras nu avec un sous-maillot et le maillot du Club, bien sûr. Un petit café (très bon et pas trop chaud, impeccable pour moi). Je croise Tony qui croyait que je ne viendrais pas, n'étant pas inscrit à l'avance. Je croise des cyclos vus au cours des différentes épreuves de l'année, dont Jean-Luc, leader des plus de 65 ans et qui terminera 1er de sa catégorie ce jour. Mais aussi le numéro 1 de la Sanfloraine qui portera le dossard 11 aujourd'hui ! 8h30 environ : la course démarre au ralenti pour moi, à cause de l'embouteillage du départ, tous les concurrents partant ensemble : ceux du 71 km et ceux du 140 km. Certaines épreuves diffèrent et font partir le grand avant le parcours inférieur. Ou ceux du grand devant, avec un moyen de différencier les concurrents. Des idées à retenir. Je suis bien dans la première "courte montée", et malgré une cassure, je décide de prendre un relais à bloc pour essayer de revenir sur la tête. Je me relève avant la fin d'une légère bosse et nous revenons dans la descente.
A Lanau, nouvelle cassure et je vois le groupe de tête s'éloigner. Je me mets dans une roue, puis un gars qui semble costaud tire un peu le groupe. Je décide de prendre un relais sur le plat pour revenir sur un petit groupe (mon cerveau doit avoir confiance, surtout que le vent est défavorable). Je me relève et laisse notre groupe revenir lentement, mais sûrement, sur le peloton de tête que nous rejoignons avant Blesle, au pied de la côte. J'en profite bien sûr pour boire un peu. Dans Blesle, rétrécissement brutal et je suis presque à l'arrêt. Zut je vais louper un groupe de mon niveau... Puis ça se décante et je me mets en danseuse pour remonter au plus vite. Quelques accélérations, puis je rejoins un gars de Cholet qui revient sur un petit groupe de l'USPI. Je me mets dans sa roue afin de récupérer, car j'ai déjà fait des efforts dispersés dans les 30 premiers kilomètres. Je suce un peu de la roue, encore sèche, mais ça ne va pas durer.
Le vent est de trois quart face et je décide de participer à l'effort du groupe en prenant quelques relais. Puis quelques kilomètres avant Anzat-le-Luguet, la route est humide et le ciel couvert. Quelques gouttes de pluie. Le coeur bat fort, mais sans le cardio je ne m'en rendrais même pas compte; alors je décide de l'ignorer. Bientôt le brouillard... et l'essuie-glace manuel de l'index gauche : technique mise au point pour les Copains. Je passe le col de Vestizoux (1317m), point culminant du jour, en apercevant à peine le panneau. Ca promet pour les descentes, où Issoire mène le bal. En dernière position du petit groupe dans la descente vers Le Fayet, je m'aperçois qu'un gars a laissé filer l'avant. Avec celui qui est devant moi nous essayons de revenir. Le principal pour moi, c'est d'avoir un vélo quelques mètres devant moi, car à part quelques vaches, c'est à peu près tout ce que je peux voir. Et si j'enlève mes lunettes, je ne verrai que le Z et le U; et comme il n'y en a pas sur la route, on pourrait imaginer le pire : par exemple une clôture électrique (tiens, justement il y en a une !). Et nous croisons un poids lourd qui monte et nous laisse à peine la place de passer.
C'est alors qu'un virage délicat à droite nous remet dans le sens d'une montée pentue. Je remonte le groupe, mais 2 gars sont partis devant. Je me cale dans la roue de deux gars de l'USPI et me mets involontairement à changer de pignon. Je décide de descendre sur un pignon plus petit, qui tient, ce qui m'oblige à revenir sur la tête. Après Montgreleix, nous filons vers la Godivelle et ses beaux lacs, que nous ne verrons pas. Petite alerte sur la cuisse droite (braquet trop fort je pense), alors je décide de sucer, ou plutôt boire de la roue jusqu'à Compains. L'USPI s'arrête au ravito à la Godivelle, mais je préfère continuer avec le gars de Cholet et un autre. Un quatrième nous rejoint et nous roulons à un rythme assez soutenu jusqu'à Compains. J'en profite pour entâmer ma deuxième barre (énergétique disent-ils) et boire. Une bonne descente encore et nous tournons à droite en direction de La Mayrand. Pour ceux qui ne connaissent pas, je vous conseille de vous y rendre, surtout dans un passage pentu, mouillé et recouvert de bouses de vaches. Quand on monte en danseuse comme moi, ça se transforme un peu en patinage... Le gars de Cholet a tendance à partir plus fort que moi en bas des côtes, ainsi qu'un gars de Mauriac, costaud. Mais je reviens régulièrement au sommet ou dans la descente pour le gars de Mauriac, très prudent. Aux éoliennes, le gars de Mauriac s'arrête au ravito et je suis une centaine de mètres derrière le gars de Cholet. Le soleil est de retour et restera avec nous jusqu'à l'arrivée. Un gars me rejoint et je prends sa roue, puis Jacques de l'USPI fond sur nous et encore un autre gars. Après Dauzat-sur-Vodable nous nous retrouvons à 5. Et avant le début de la côte de Saint-Hérent nous sommes rejoints par quelques autres. Ca monte raide, mais je suis "facile". Alors je passe et me retrouve avec le gars de Mauriac dans le virage de Saint-Hérent. J'hésite à suivre et je préfère partager la montée avec le groupe : on ne sait jamais, il reste une trentaine de bornes et dimanche j'ai trouvé la côte raide.
Le gars de Cholet roule devant et Jacques de l'USPI dans ma roue. Il semble y avoir du vent et le gars de Cholet me "laisse" prendre un relais. Le vent souffle, mais ça va bien. Je prends mon rythme, tout en danseuse. Il y a quelques inclinaisons dans la pente. J'hésite à continuer, mais en me retournant je vois que j'ai creusé un trou assez conséquent. Je m'assois, pour une fois, mais du coup le trou se creuse. Je bois et attaque la barre de pâte d'amande. Je me remets en danseuse et je vois le gars de Mauriac au loin : effort pour revenir, attente des deux poursuivants ou rythme conservé. Comme je joue une place aujourd'hui, je réfléchis : si je fais un effort, je risque de le payer et de me faire passer par des concurrents directs; si j'attends, je perds peut-être une ou deux place, ne connaissant pas la catégorie de mes adversaires; si je continue seul, je vais peut-être m'user, alors que derrière ils se relaient à deux. Bref, à trop réfléchir je vais brûler de la calorie aussi, alors je continue seul et je prends le temps de me ravitailler dans la descente pour repartir sur la fin. Je m'assois pour les 500 derniers mètres de la côte, et comme prévu je sors la pâte d'amande. Zut, pas facile de déchirer le papier et il y a quelques virages. C'est bon et quelques gorgées. Je vois Jacques qui revient et nous nous retrouvons à trois. Mais les deux ne passent pas et c'est moi qui fais la descente. Le gars de Cholet possède une centaine de mètres de retard quand nous tournons à gauche vers Le Fromental.
Jacques mange un peu et je le laisse mener au début de la côte. Comme je sais qu'il descend bien mieux que moi et que la descente vers Madriat est très technique, je pousse une accélération dans les 500 derniers mètres. L'écart se creuse, le sommet est là et je suis parfaitement bien. Cependant Jacques me passera au milieu de la descente et je le suivrai à distance. Avant Madriat j'essaie de recoller sans me mettre dans le rouge, car ça monte à la fin et je me sens capable de rejoindre et gagner au sprint. Jacques tourne vers Ardes et il se retourne. Je suis à 32 km/h au compteur, mais je reviens trop lentement. Il m'attend un peu et je prends le relais sur mon élan. Puis Jacques prend un nouveau relais. Au niveau de l'éboulement une voiture nous double et je vois deux véhicules venir en face. Je décide de redoubler la voiture qui s'est arrêtée, car un vélo peu croiser les véhicules qui descendent. Au début de la côte Jacques me dit qu'on a creusé le trou sur le gars de Cholet et qu'il va se relever. Je continue en danseuse et Jacques me laisse partir au train. Je relance fort dans chaque virage et le trou se creuse; je passe même le grand plateau à un kilomètre de l'arrivée et je termine à bloc dans Ardes en passant la ligne en côte à 25 km/h. Je jette un oeil à mon compteur : moins de 5h17mn; pas suffisant pour l'Or. Pas grave, ce qui m'intéresse c'est le classement.
Je bois un coup à l'arrivée et grignotte du pain d'épice. Je discute avec un gars de l'ECCF qui est arrivé quelques minutes avant moi. Le gars de Cholet se restaure aussi. Je pose le vélo à la voiture, je prends le ticket repas et vais me restaurer vraiment. Je discute avec un cycliste qui est 3ème de sa catégorie (E). Puis le gars de Cholet vient à table avec son épouse. Ils sont venus faire l'Antonin Magne et ils ont eu un sale temps aussi : pas de bol. Il me dit avoir été impressionné par le fait que je monte pratiquement toutes les côtes en danseuse.
Je vais prendre mon café, mais auparavant je jette un oeil aux résultats qui sont affichés : j'ai mis 5h17mn40s, soit 26,44 km/h pour les 140 km et 2800m de dénivelé. Bizarre, c'est différent à mon compteur et je ne me suis jamais arrêté, même pas pour un besoin naturel. Je n'ai même bu que la moitié de chacun de mes deux bidons... Je regarde le classement dans ma catégorie : 10ème, donc objectif largement atteint. C'est quoi ce 27 devant mon dossard 60 : mon jour de naissance devant mon année de naissance ? Mais c'est le classement du jour, toutes catégories confondues, 27ème à moins d'une heure du premier. Je dois cependant remercier Romain Bardet (oui, le PRO), qui a abandonné à 500 m de la ligne pour ne pas influer sur le classement : SYMPA, ce geste.
Je croise bien entendu Raymond, le vainqueur de Trophée Passion en catégorie "handicapés" : félicitations !!! A la remise des prix, je vois au loin Robert Alban; que j'admirais beaucoup quand il grimpait. Il a fait le 71km. Bientôt vous trouverez ici quelques photos, prises avant le départ et après l'arrivée...
J'ai essayé d'estimer mon classement à Trophée Passion après mon résultat du jour. A priori, je saute de la 13ème place à la 7ème place, en catégorie D. A noter que cette catégorie s'est déplacée en force aujourd'hui (24 arrivants) et 13 parmi les 31 premiers. Je suis donc très satisfait de ma première année en Cyclosportives, avec 5 brevets d'Or, 2 d'argent (les deux jours pluvieux, et à quelques minutes de l'Or) et 1 de bronze.
Un grand MERCI aussi aux organisateurs (USPI, Maréchaussée, bénévoles,...) pour la qualité de cette épreuve, malgré la bruine des sommets. Beaucoup de ravitos (bien que séchés, sauf celui d'arrivée). En plus j'ai roulé avec quelques USPIens, ce qui m'a motivé et permis de bien terminer l'épreuve (hard pour certains, car peu de plat, sauf la truffade à l'arrivée).
Excusez-moi d'avoir été si "bref", mais vous n'étiez pas obligé de me lire, n'est-il pas ?
Et maintenant, il va falloir nettoyer le vélo, et surtout le maillot !!! A bientôt sur le blog.
NB : participation à la Vicomtoise le lendemain en y allant à vélo de Clermont. 111 km, dont la boucle avec l'ASPTT Clermont. Vent du sud assez fort... Bonnes jambes.
Le classement de Trophée Passion Catégorie D est confirmé : je suis 7ème. Et ce jour j'ai terminé devant le 2ème, le 4ème et le 6ème du général, et à deux places du 3ème; le 1er et le 5ème ne s'étant pas déplacés.
Merci Bruno et Françoise pour vos commentaires et merci du conseil sur les barres, Françoise. Mais pour le gerblé, c'est la fin qui ne voulait pas sortir du papier; surtout que je ne voulais pas jeter le papier sur la route (voir photo souvenir du ravitaillement personnel).
André.

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